La sciatique

La sciatique
I-Définition :
La sciatique est un symptôme qui correspond aux douleurs irradiantes dans le territoire du nerf sciatique.
Il s’agit d’une pathologie particulièrement fréquente, de diagnostic initialement et exclusivement clinique.

 
Si près de neuf fois sur dix, la sciatique résulte d’un conflit disco radiculaire (Par hernie discale), il ne faut jamais méconnaître la possibilité d’une sciatique tronculaire ou d’une sciatique secondaire notamment à une pathologie infectieuse (Spondylodiscsite) ou tumorale (métastase).



II- Lombosciatique commune :

A- Ethiopathogenie :
La sciatique commune correspond à l’expression douloureuse d’un conflit entre la racine L5 ou S1 et une hernie discale.

B- Terrain de survenue :
La sciatique commune est une pathologie de l’adulte, âgé le plus souvent de 30 à 50 ans.
Elle peut néanmoins s’observer chez l’enfant, l’adolescent ou le sujet âgé.
Une légère prédominante masculine s’explique
Ø par la pratique de certaines activités sportives et surtout certaines professions favorisantes.
Des antécédents de lumbago ou lombalgie chronique
Ø sont fréquemment mentionnés.
La possibilité d’un facteur déclanchant est
Ø mentionné dans la plus part des cas notamment lors d’un effort de soulèvement.

C- Clinique :
La douleur : peut apparaître brutalement au cours d’un effort.
Elle revêt une tonalité mécanique.
L’intensité est très variable et son impulsivité à la toux et aux efforts physiologiques comme la défécation est évocatrice d’une origine disco-radiculaire.
La douleur est en règle générale monoradiculaire ; l’irradiation est :
En cas de sciatique L5 :
Face
Ø postéro- externe de la cuisse.
Face antéro- externe de la jambe.
Ø
Ø Sus-malléolaire externe.
Face dorsale du pied vers le gros
Ø orteil.

En cas de sciatique S1 :
Face
Ø postérieure de la cuisse.
Face postérieure de la jambe.
Ø
Sous et rétro
Ø malléolaire externe.
Face plantaire et externe du pied.
Ø
Elle peut être
Ø tronquée: s’anitant au genou ou à la cheville.

D- Examen clinique :
Inspection : en position debout ; on observe une attitude
§ antalgique à type d’inflexion latérale, il existe une raideur segmentaire se traduisant par une augmentation de la distance doigts- Sol.
Palpation : on
§ peut percevoir une contracture paravertébrale et parfois un point douloureux latéro-vertical : L4 – L5 – ou L5 – S1.
Le signe de
§ LASEGUE : signe spécifique d’une sciatique par hernie discale.
C’est une manœuvre qui consiste à reproduire la douleur dans le membre inférieur, lors de l’élévation du membre inférieur en extension pied à angle droit, le sujet étant en décubitus dorsale.

E- Examen neurologique :
Est un temps capital dont l’objectif est d’éliminer une urgence chirurgicale à type de sciatique paralysante ou syndrome de la queue de cheval :’’atteinte exclusive et simultanée de plusieurs raines de la queue de cheval. Dans la forme majeure on observe :
Paralysie motrice flasque au dessous de L2.
§
§ Abolition des réflexes rotuliens, achilien bulbo caverneux.
Anesthésie
§ périnéale ‘’en selle’’.
Troubles génito-sphynctériens, incontinence
§ urinaire, impuissance…
L’étude de la force musculaire : retrouve un déficit du réflexe achilien peut être diminuée voire aboli lors de la sciatique S1 (ce n’est pas un critère de gravité).
Ainsi, le diagnostic de la sciatique par hernie discale est en règle générale évoqué par l’examen clinique en l’absence d’urgence chirurgicale, aucun examen complémentaire n’est nécessaire, dans un premier temps et le traitement médical est proposé.

F- Examens complémentaires :
Radiographies standards : Ne sont pas
Ø justifiées au début de l’évolution d’une sciatique.
Les incidences :
§ Cliché dorso-lombo-pélvi-fémoral.
Rachis lombaire debout de
§ profil.

Le but des radiographies est principalement d’éliminer toute anomalie osseuse ou des parties molles en particulier une lésion banale ou infectieuse.
Elles peuvent être normales, ou montrer : un pincement discal.
Autres examens : En cas de sciatique paralysante hyperalgique, si
Ø syndrome de la queue de cheval. Ou si symptomatologie persistante après un délai de 4 à 8 semaines.
Scanner- IRM – Sarcoradiculographie.
Ø

G- Traitement :
Repos allongé sur un plan dur de 8 à 10 jours.
Ø
Ø Anti-inflammatoires non stéroïdiens AINS par voie orale ou en IM 8 à 10 jours.
Les antalgiques.
Ø
Myorelaxants.
Ø
Les infiltrations
Ø épidurales de corticoïdes sont proposées en cas de réponse insuffisante au traitement initial.
Le port de lombostat de 3 à 6 semaines d’après
Ø certaines écoles.
Traitement radical : c’est la cure chirurgicale de
Ø l’hernie discale et la chimionucléolyse suivie de la kinési-réeducation.
III- Autres sciatiques :
I- Sciatiques secondaires non discales :
3.1. Sciatique d’origine tumorale :
Surviennent principalement au cours des métastases osseuses des cancers ostéophiles.
Le diagnostic est évoqué devant :
L’altération de l’état général.
§
§ Sciatique persistante.
Syndrome inflammatoire biologique.
§
Radio : lyse
§ pédiculaire (vertèbre borgne).
3.2. Spondylodiscites :
Qu’elles soient à germes banaux ou tuberculeuses.
Le diagnostic évoqué devant :
Fièvre,
§
Douleurs de
§ tonalité inflammatoire,
Syndrome inflammatoire,
§
Radio : pincement
§ discal, lésion érosives et ou géodique de plateau vertébraux.
3.3. Sciatique tronculaire ou plexulaire :
Citons dans ce cadre : la compression du nerf sciatique par :
Ø Des hématomes et abcès de la fesse.
Tumeur pelvienne
Ø

1 commentaire:

  1. Repos allongé sur un plan dur de 8 à 10 jours n'est pas trop exagéré?

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