Les mycoses vaginales

Les mycoses vaginales




Bénignes dans la très grande majorité des cas, les mycoses vaginales n'en sont pas moins très difficiles à vivre.
Entre 5 à 8 % des femmes connaissent une candidose vulvo-vaginale récurrente. Ces infections vaginales à Candida concernent donc des millions de femmes dans le monde et affectent ainsi leurs relations sexuelles, leur qualité de vie et représente un coût non négligeable.
Un champignon très répandu
A l'origine des mycoses gynécologiques, également appelées "muguet vaginal", on retrouve souvent le même champignon de la famille des levures : le Candida albicans. Il est capable d'affecter n'importe quelle partie de l'organisme : bouche, pharynx, oesophage, peau, intestin, mais le plus souvent le vagin.

La plupart du temps, il ne provoque pas de troubles. Toutefois, sur les 25 % de femmes porteuses de ce champignon, 75 % d'entre elles feront au moins un épisode de mycose vaginale dans leur vie. Pourquoi ? L'origine de cette mycose est complexe. Pour un tiers des femmes, la contamination est externe, par contact sexuel ou avec un objet infecté. Mais pour les deux-tiers restants, elle est spontanée et résulte d'une modification de l'équilibre naturel qui prévaut la plupart du temps.
La composition microbienne du milieu vaginal repose sur une interaction complexe entre bactérie, champignons et autres organismes normalement inoffensifs. Mais si l'équilibre est rompu, l'un de ces hôtes se multiplie de manière incontrôlée et crée une infection. Ce peut être le cas avec le champignon Candida albicans.
Des symptômes bien connus
Une fois l'infection déclarée, les symptômes ne trompent pas : démangeaisons permanentes de la vulve et de l'entrée du vagin, pertes blanches épaisses et crémeuses, brûlures vaginales pendant les mictions, rapports sexuels de plus en plus douloureux, vulve rouge vif et gonflée… Autant de désagréments capables de vous empoisonner l'existence.

Des traitements efficaces
Il existe deux moyens de traiter une mycose vaginale.
- Un traitement systémique avec la prise de capsules ou de comprimés à prendre oralement. En passant par le flux sanguin, le médicament antifongique atteint les muqueuses où il détruit les champignons ;
- Plus généralement, un traitement local par des ovules vaginaux à introduire principalement le soir, y compris durant les règles. Il existe aujourd'hui des traitements monodoses, un seule ovule, ou de courte durée (3 jours), très efficaces. Votre médecin vous prescrira aussi une crème ou une lotion à appliquer sur la peau et les muqueuses externes.
Afin d'éviter les récidives, le partenaire devra être traité, en particulier s'il présente des symptômes de mycose sur son pénis.
Le point noir : les récidives fréquentes !
Car c'est souvent là que le bât blesse : les récidives sont fréquentes. Quelques conseils permettent de limiter ce risque :
- Préférez des sous-vêtements en coton, lavables à 60°C car ces champignons ont la vie dure ;
- Pour votre toilette intime et quotidienne, supprimez les bains désinfectants, douches vaginales, savons parfumés et autres sprays intimes ;
- Utilisez éventuellement des lubrifiants pour prévenir les lésions mécaniques lors des rapports sexuels ;
- Après un bain en piscine, rincez-vous immédiatement à l'eau courante et ne gardez pas un maillot de bain humide ;
- Enfin, évitez les excès de sucreries qui nourrissent en même temps vos champignons (ils adorent ça) et vous font prendre ces fameux kilos en trop

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