Tuberculose péritonéale

Tuberculose péritonéale
I- définition :
C’est l’infection du péritoine par la bacille de Koch, elle se présente sur le plan anatomo-clinique sous différentes formes : 
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  • ascitique exsudative + + +
  • inflammatoire : s’accompagne d'adhérence.
  • pseudo tumorales.
Peut être primaire ou secondaire à une autre localisation


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II- épidémiologie :

  • fréquente dans les pays en voie de développement.
  • Elle représente 13 à 21 % de l'ensemble des localisations de la tuberculose, c'est la forme abdominale la plus fréquente.
  • Elle touche essentiellement l'adolescent et l'adulte jeune mais peut se voir à tout âge.
  • Nette prédominance féminine.
III- anatomopathologie :
A- Macroscopie :
les lésions peuvent être diffuses à tout le péritoine viscéral, et pariétal ou localisées :
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  • granulations blanchâtres : 1 à 2 mm de diamètre.
  • Adhérence : sous forme de filaments blanchâtres soient flottants ou accolant le péritoine pariétal au péritoine viscéral ou à un organe.
  • Phénomènes inflammatoires du péritoine : qui est congestif.
B- microscopie :
folliculo tuberculeux : c'est un granulome epithelio giganto cellulaire (GEGC) avec nécrose caséeuse. Þ Confirmation de la tuberculose péritonéale.
IV- cliniques :
tableau d'ascite fébrile isolée (tableau le plus fréquent)
A- début :
marqué par l'existence des signes d'imprégnation tuberculeuse :
  • fébricule.
  • Asthénie.
  • Anorexie.
  • Amaigrissement progressif.
  • Sueur nocturne.
  • ± Aménorrhée.
  • ou Douleurs abdominales à type de crampes ou pesanteur.
B- état :
augmentation du volume de l'abdomen (ascite) qui se fait progressivement en rapport à l'examen direct avec une ascite souvent modéré ou de moyenne abondance libre et isolée.
Parfois le malade peut garder un fébricule qui survient surtout le soir, et dans certains cas une altération de l'état général (AEG) généralement discrète.
V- examens complémentaires :
A- ponction exploratrice du liquide d'ascite :
liquide jaune citrin ® étude chimique et cyto biologique :
· liquide riche en albumine > 15 g/litre Þ liquide Rivalta(+) ou liquide exsudatif.
· Liquide riche en lymphocytes.
· Le plus souvent stérile, exceptionnellement à l'examen direct en retrouve le BK et dans ce cas ® culture.
B- écho tomographique abdominal :
· permet de mettre en évidence le liquide d'ascite même s’il est minime.
· Permet de mettre en évidence les adhérences sous forme de fins filaments.
· Apprécie l'épaississement du péritoine.
· Mettre en évidence l'existence de nodules péritonéaux sous forme de granulation (surtout lorsque leur diamètre > 2 mm au niveau du péritoine pariétal, péritoine viscéral, parfois la surface du foie ou des anses).
· Mettre en évidence d'agglutination des anses intestinales qui apparaissent accollées les unes aux autres autour d'un mésentère épaissi et dans certains cas accolées à la paroi abdominale.
C- laparoscopie :
réalise en dehors des contre-indications (agglutination des anses)



· surtout permet de voir directement les cavités péritonéales et de voir les granulations blanchâtres ± disséminées au niveau du péritoine pariétal et viscéral.
· Le péritoine apparaît congestif et hyperhémie d'une manière diffuse.
· Permet de faire la biopsie des granulations en vue d'une étude l'histologie: pour confirmer le diagnostic.
D- IDR à la tuberculine : n'a pas de valeur que lorsqu'elle est très positive.
E- radio pulmonaire : demander systématiquement à la recherche de la localisation pulmonaire
VI- formes cliniques :
A- formes fibro adhésives :
  • à l'examen clinique l'abdomen est rétracté en raison d'une symphyse généralisée du péritoine du faite de la prédominance des adhérences.
  • Les signes cliniques est en rapport avec la compression des organes de voisinage :
    • estomac : vomissements.
o L'intestin : occlusion.
o Voies biliaires extra hépatiques : ictère.
· C'est dans ce cas qu'il ne faut pas ponctionner l'ascite et c'est l'échographie qui va montrer une agglutination des anses et leur accolement à la paroi ou aux organes.
· La laparoscopie est contre-indiquée.
· Le diagnostic positif est fait par mini laparotomie qui va permettre de prélever les granulations et donc faire une étude histologie.
B- formes ulcéro caséeuses :
§ l'abdomen et empâté à la percussion, matité en damier. Et à la palpation présence de gros nodules péritonéaux = gâteaux péritonéaux.
§ L'échographie va mettre en évidence les adhérences et l'existence de gros nodules péritonéaux avec une ascite minime.
§ Le diagnostic est apporté par la mini laparotomie avec biopsie est étude histologique des nodules péritonéaux.
C- Polysérite : c'est l'atteinte de plusieurs séreuses à la fois, pleurésie, péricardite, ascite d'origine tuberculeuse.
D- formes aiguës : 2 tableaux :
  • granulie généralisée : tableau de miliaire généralisée (miliaire pulmonaire associée).
  • Granulie péritonéale primitive (atteinte péritonéale isolée).
Ce sont 2 formes de tuberculose péritonéale dites sèches (pas d'ascite ou ± un discret épanchement très minime au niveau du Douglas).
- Sur le plan clinique elle réalise un tableau mimant d'urgence chirurgicale pseudo chirurgicale :
ü appendicite aiguë.
ü Péritonite.
ü Occlusion.
Et c'est au cours de l'intervention qu’on note cette granulie et l’étude histologique permet de faire le diagnostic.
VII- diagnostic différentiels :
A- dans la forme ascitique :
  • Carcinose péritonéale.
  • Volumineux kyste ovarien chez la femme.
  • Syndrome HTP.
B- dans les formes aigues :
  • Péritonite aigue.
  • Appendicite.
  • Occlusion.
VIII- évolution :
A- spontanée :
altération progressive et sévère de l'état général et une diffusion du bacille aux autres organes (abdomen ou extra abdominal, notamment les méninges)
B- correctement traités :
  • guérison rapide au pâle et définitif.
  • Toutefois il peut persister des adhérences péritonéales sequellaire en particulier des organes pelviens, trompes, cause fréquent de stérilité.
IX- traitement :
traitement antibacillaires : 3 à 4 antibacillaires
  • isoniazide (INH) : Rimifan* cp 150,50 mg.
    • Doses préconiser : 10 mg/Kg/jour.
    • Toxicité hépatique et neurologique.
  • Rifampicine : Rifadine*gélules 150, 300 mg.
    • 10 mg/Kg/jour.
    • Toxicité hépatique.
  • pyrazinamide :
    • doses préconisée 30 mg/Kg/jour.
    • Toxicité hépatique.
  • streptomycine : 1 g/jour en IM, Toxicité du Xe paire crânienne.
Le traitement pendant 2 mois, 6 jours/7
puis INH + Rifa pendant 7 mois 6jours/7.
La durée totale du traitement est de 9 à 12 mois.
X- surveillance :
régulière une fois/mois à la fois clinique et échographiques si possibles et biologiques (dosage des transaminases afin de détecter une toxicité hépatique) pendant 3 premiers mois ® détecter les complications du traitement ou une résistance au traitement.
Source :www.medville.tk

5 commentaires:

  1. effet du traitement sur le sang (plaquetes globule blanch globule rouge )

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  2. est ce que cette maladie est curable ?

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  3. peut on procéder a la chimiothérapie ds ce cas????
    c l'avis d'un professeur!!!!!

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  4. comment se faire la prise en charge de la forme fibro adhésive?

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