Bronchite aigue


1. Qu’est-ce que c’est ?http://sante.lefigaro.fr/sites/default/files/styles/450_x_190/public/bronchite-aigue.jpghttps://encrypted-tbn2.google.com/images?q=tbn:ANd9GcS9a0E_TxTD4Qkdf6w6WgS07DYBuA9FqPMWOJl6BUuYqoiPQlDxz4gNiVPrhQ



 Ce sont des inflammations aiguës des bronches et de ses extrémités (les bronchioles). Elles sont souvent bénignes chez le sujet sain.

Les bronchites aigues surviennent le plus souvent à la suite d’une infection virale parfois surinfectée secondairement par une bactérie.
L’incidence annuelle est de 2 à 18%. En France, on estime à 10 millions le nombre de cas de bronchites aiguës par an et dans environ 60% des cas des antibiotiques sont prescrits.
Elles sont plus fréquentes pendant les mois d’hiver.
Il est parfois difficile de faire la différence entre une bronchite aigue et une pneumonie
 

2. Qu'est-ce qui se passe ?

La bronchite va entraîner la destruction des cellules de la couche superficielle de la muqueuse bronchique et une sécrétion de mucus, d’abord claire puis purulente. L’œdème va combler la lumière des bronchioles ( les petites bronches)  en empêchant l’évacuation des sécrétions visqueuses. La muqueuse bronchique ainsi fragilisée va être rendue plus vulnérable aux agressions des bactéries, ce qui provoque les surinfections bactériennes des bronchites aiguës. La guérison se traduit par une régénération complète de la muqueuse.

3. Ce que je ressens.

  Les bronchites aiguës succèdent souvent à un rhume, une rhinopharyngite ou une grippe.

Elles comportent le plus souvent deux phases :
- la phase sèche associée à une toux sèche
- la phase humide au cours de laquelle la toux est productive et muco-purulente.
Dans la phase sèche, outre la toux, la personne va présenter une fièvre volontiers accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires et d’une sensation de malaise général. La toux est sèche, quinteuse et peut être associée à des douleurs rétro-sternales.
Durant la phase humide, cette toux sèche va se transformer en une toux grasse responsable de crachats clairs puis jaunâtres. Le malade peut alors ressentir une sensation de difficultés à respirer du fait de l’obstruction des bronchioles par les sécrétions.
Si la toux persiste au-delà de quelques semaines, un autre diagnostic doit être évoqué : la coqueluche. En cas de fièvre prolongée, le médecin doit penser à l'éventualité d'une pneumon.

4. Quelles causes ?

 

Elles sont surtout d’origine infectieuse. Dans plus de 90% des cas, des virus sont incriminés dans la survenue des bronchites. Parmi eux l’adénovirus, le virus respiratoire synticial (VRS), le virus de la grippe, les virus de la rougeole sont le plus souvent en cause.
Parmi les causes non virales, Bordetella pertussis, agent de la coqueluche, Mycoplasma pneumoniae et Chlamydia pneumoniae sont les plus fréquentes.
Dans les causes autres, on retrouve certains solvants alors que des poussières minérales et végétales des fumées peuvent déclencher des bronchites aiguës, le plus souvent dans un contexte professionnel.

5. Quelle évolution ?

La guérison spontanée et totale est observée dans la majorité des cas en 6 à 8 jours. La toux, en revanche, peut persister quelques jours, voire plusieurs semaines, due peut-être à une hyper-réactivité bronchique. Il faut, bien entendu, différencier cette toux persistante d’une toux de coqueluche qui est quinteuse, incessante et augmentée la nuit.
La surinfection par des bactéries à l’origine d’une pneumopathie est aussi possible. Chez les personnes fragiles, le pronostic peut être alors sévère. En cas de détresse respiratoire, un traitement en soins intensif est nécessaire.

6. Le diagnostic

Le diagnostic de bronchite aiguë est essentiellement clinique, et ne nécessite pas d’examens complémentaires. La radio pulmonaire n’est donc pas nécessaire.
Le médecin va différencier le sujet sain, chez qui l’évolution de la maladie sera favorable, de la personne fragile qui présente une pathologie pulmonaire sous-jacente : asthme, bronchite chronique obstructive, emphysème ou mucoviscidose. Ces patients fragilisés présentant un risque important de surinfection bactérienne, ils bénéficieront d’une surveillance médicale plus importante  et donc chez eux certains examesn peuvent être indiqués : radiographie de thorax , prélèvement et analyse de crachats en particulier .
 

7. Quel traitement ?

L’absence de toute prescription d’antibiotiques est habituelle chez les personnes en bonne santé. Les antibiotiques seront réservés aux personnes fragiles ou en cas de suspicion de coqueluche.
Les sirops antitussifs sont très peu efficaces, de même que les fluidifiants.
Les antipyrétiques, le paracétamol par exemple, lutteront contre la fièvre.
La kinésithérapie respiratoire peut être nécessaire chez les personnes qui souffrent de pathologie chronique des poumons.

Source:Le Figaro/Sante.fr

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