Dix questions sur L'anémie et les catégories d’anémie ?

 L'anémie

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 L'anémie est définie comme une diminution du taux d'hémoglobine dans le sang. On parle d'anémie quand le taux d'hémoglobine est inférieur à 130 grammes par litre (g/l) chez l'homme, à 120 g/l chez la femme en dehors de la grossesse et 115 g/l chez la femme enceinte. Un taux d'hémoglobine inférieur à 120 g/l définit l'anémie chez la personne âgée, femme ou homme, de plus de 70 ans.
1-L'anémie est définie comme une diminution du taux d'hémoglobine dans le sang.


Contenue à l'intérieur des globules rouges, l'hémoglobine sert à transporter l'oxygène dans les tissus de notre organisme. Par conséquent, toute anémie se traduit par une souffrance des tissus et se traduit avant tout par un état de fatigue


 2. Quelles sont les catégories d’anémie ?


On distingue 4 grandes classes d'anémie :
  • les anémies microcytaires et hypochromes, non régénératives. Ce sont les plus fréquentes, elles sont généralement dues à un manque de fer (anémie ferriprive). C'est une pathologie très fréquente chez les femmes jeunes en période d'activité génitale (saignements importants lors des menstruations, fibrome, stérilet...). Chez les hommes, il y a plutôt une origine digestive ;
  • les anémies normocytaires, normochromes et non régénératives. Elles sont la manifestation d'une maladie de la moelle osseuse ;
  • les anémies macrocytaires et non régénératives. Elles sont dues à une carence en folates (vitamine B9) et/ou en vitamine B12 ;
  • les anémies régénératives. Elles sont causées par la destruction des globules rouges
  • 3. Quelles sont les causes des anémies régénératives? 

     Les anémies régénératives correspondent à une destruction des globules rouges dans la circulation sanguine. On parle d'hémolyse. La moelle osseuse, site de fabrication des globules rouges, réagit : elle compense cette perte en augmentant sa production  de réticulocytes, des globules rouges immatures. Cela se manifeste par une augmentation souvent importante des réticulocytes dans le sang. Ces anémies régénératives sont également appelées anémies hémolytiques, et sont classées en fonction du mécanisme de l'hémolyse.

    Si l'hémolyse est due à une anomalie propre du globule rouge, on parle d'anémie hémolytique corpusculaire. Il s'agit de maladies congénitales qui peuvent mener à des anomalies de la membrane, à des déficits enzymatiques, ou à des anomalies de l'hémoglobine comme la thalassémie ou la drépanocytose.
    Si l'hémolyse est due à une anomalie extérieure au corps du globule rouge, on parle d'anémie hémolytique extra-corpusculaire. Les globules rouges sont détruits par des anticorps (hémolyse immunologique), des toxiques (certains médicaments, piqûre d'insectes, venins de serpent), ou des encore agents infectieux (agent du paludisme).


    4. Quelles sont les causes des anémies non régénératives ? 

      Les anémies microcytaires hypochromes non régénératives, les anémies les plus fréquentes, correspondent principalement à une carence en fer. La carence en fer résulte généralement de saignements chroniques et répétés dans le temps. Les pertes d'origine gynécologique représentent la cause principale d'anémie chez les femmes et sont généralement bénignes (règles abondantes, contraception mal adaptée, dispositif intra-utérin, fibrome utérin...). Chez les hommes, les pertes sanguines d'origine digestive sont souvent la cause de ces anémies. Plus rares, les anémies microcytaires hypochromes non régénératives sans carence en fer (ferritine normale ou augmentée). Ces situations peuvent se rencontrer au cours de certaines maladies inflammatoires.

    Les anémies macrocytaires non régénératives sont dues habituellement à une carence en vitamine B12 et/ou folates (vitamine B9).
    Les anémies normocytaires normochromes non régénératives sont causées par une maladie de la moelle osseuse primitive (états pré-leucémiques, aplasie médullaire, fibrose de la moelle) ou secondaire (envahissement médullaire par un processus cancéreux).


    5. Quels sont les facteurs de risque ?

     

    - l'âge. L'âge oriente également le diagnostic : l'origine est souvent congénitale chez les enfants et liée à de fortes pertes de sang lors des menstruations chez les femmes non ménopausées. Enfin, l'anémie est souvent beaucoup plus mal tolérée chez les personnes âgées ;
    - l'origine ethnique. Il existe des anémies liées à des maladies retrouvées dans certaines régions du monde. Par exemple, certaines formes de thalassémies sont fréquentes sur le pourtour méditerranéen et la drépanocytose, elle, se rencontre essentiellement chez les personnes d'origine africaine ;
    - les habitudes alimentaires. Des régimes très stricts et prolongés peuvent engendrer des carences à l'origine d'une anémie ;
    - les prises de certains médicamenteux. L'aspirine et les médicaments anti-inflammatoires peuvent être à l'origine de saignements de l'estomac minimes mais répétés dans le temps ;
    - le séjour en zone d'endémie de paludisme ou la survenue récente d'une infection en particulier virale ;
    - la grossesse est une situation physiologique où les besoins en fer sont augmentés ;
    - l'existence d'une maladie pouvant se compliquer par l'apparition d'une anémie (lupus, cancer de la moelle osseuse, drépanocytose, thalassémies

    6. L’anémie comment cela se passe-t-il ?

    Le globule rouge est une cellule sanguine circulante dont le constituant principal est l'hémoglobine (Hb). L'hémoglobine assure le transport de l'oxygène (O2) des poumons vers les différents tissus de l'organisme.
    C'est dans la moelle osseuse que se trouve une cellule mère capable de donner naissance à toutes les cellules sanguines circulantes, les globules rouges, les globules blancs ou leucocytes, et les plaquettes ou thrombocytes.  La fabrication des globules rouges, l'érythropoïèse, est régulée par une hormone appelée érythropoïétine (EPO) qui est produite par le rein. Cependant, d'autres facteurs sont nécessaires à la fabrication des globules rouges, en particulier le fer, la vitamine B12, et la vitamine B9 (acide folique). Toute anomalie, notamment les carences en fer ou en acide folique, dans cette chaîne de fabrication peut se traduire par conséquent par une anémie. Parfois, la moelle osseuse ne produit pas suffisamment de globules rouges.
    Par ailleurs, une anémie peut se produire par perte des globules rouges soit au cours des hémorragies aiguës (anémies hémorragiques), soit quand ces cellules sont détruites dans le sang (anémies hémolytiques).

      7. L’anémie aigue : qu'est-ce que je ressens ? 

      L'anémie peut survenir de façon brutale, on parle alors d'anémie aiguë, ou s'installer de façon plus lente dans le temps, on parle d'anémie chronique. Les symptômes diffèrent selon le mode d'installation de l'anémie. Ils  peuvent traduire soit une diminution de l'oxygénation des tissus, soit des mécanismes d'adaptation cardio-vasculaires, soit les deux.

    Lors de la chute brutale du taux d'hémoglobine, caractérisant l'anémie aiguë, la personne ressent une très grande fatigue, elle est très pâle. Par ailleurs, le moindre effort est source d'essoufflement et le rythme cardiaque est accéléré (tachycardie). La diminution de la masse sanguine circulante est à l'origine d'hypotension artérielle provoquant des étourdissements. Les extrémités, pieds et mains, sont froides.

    8. L’anémie chronique : qu'est-ce que je ressens ? 

      Dans l'anémie chronique, l'intensité des manifestations, variable, dépend de la profondeur de l'anémie, de sa rapidité d'installation, et de l'état de santé de la personne. Les signes correspondent toujours à la souffrance d'un organe mal oxygéné, comme :

    – le cœur : fatigue, palpitations, angine de poitrine, voire véritable infarctus du myocarde ;
    – le poumon : essoufflement soit à l'effort, soit permanent ;
    – le cerveau : maux de tête ;
    – la circulation sanguine : vertiges, bourdonnements d'oreilles (acouphènes), petits points noirs devant les yeux (phosphènes).

    9. Quels sont les examens à réaliser ? 

      Grâce aux signes cliniques, le médecin oriente rapidement son diagnostic vers une anémie et toute suspicion d'anémie impose la réalisation d'un hémogramme (numération formule sanguine) pour confirmer ou infirmer le diagnostic. Cet examen, effectué à partir d'une prise de sang, permet de compter les cellules du sang, d'apprécier la taille (le volume globulaire moyen (VGM))des globules rouges et de mesurer le taux d'hémoglobine. Ainsi, le médecin peut-il déjà savoir de quel type d'anémie souffre son patient :

    - dans les anémies macrocytaires, les globules rouges sont de  taille supérieure à la normale ;
    - dans les anémies hypochromes et microcytaires, les globules rouges sont de couleur claire (hypochromes) et de petite taille ;
    - dans les anémies  normochromes et normocytaires, les globules rouges ont une couleur et une taille normales.
    L'hémogramme permet également de déceler la réticulocytose, c'est-à-dire la production des réticulocytes, les globules rouges à un stade jeune. Cela permet de savoir si l'anémie est régénérative, donc due à une destruction des globules rouges en dehors de la moelle osseuse.
    Dans le bilan initial, des dosages des concentrations en vitamine B12, en fer et en acide folique sont également effectués pour déterminer les causes de l’anémie.

    10. Quels sont les examens complémentaires ? 

      Si les causes bénignes comme les carences en fer ou en vitamines B12 ou B9, les hémorragies ou encore la destruction des globules rouges, ont été écartées, le médecin prescrit un myélogramme. Il s'agit d'un examen permettant d'apprécier la production de cellules de sang par la moelle osseuse à partir d'une ponction.

    Si l'anémie est due à une carence en fer mais qu'aucune cause évidente, comme les saignements dus aux menstruations, n'est retrouvée, une fibroscopie gastrique peut être effectuée. Le gastro-entérologue introduit par la bouche une sonde munie d'une lumière et d'une caméra afin de visualiser la muqueuse de l'estomac et d'y rechercher d'éventuels saignements. Une coloscopie, un examen endoscopique aussi, permet, quant à elle, de dépister des saignements au niveau du côlon.
    Enfin, un examen spécifique, le test de Coombs, permet de détecter la présence d'anticorps qui s'attaquent aux globules rouges et donc de mettre en évidence  une anémie hémolytique auto-immune

    Source: le figaro sante


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