La grippe hivernale s'annonce

La grippe hivernale

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Son arrivée est plus tardive que d'ordinaire mais le seuil épidémique devrait être atteint très prochainement.

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S'il est trop tard pour se faire vacciner, quelques précautions permettent de limiter la contagion.
Retardée par le temps plutôt doux qui a dominé au début de l'hiver, l'épidémie de grippe arrive dans le sillage de la vague de froid actuelle. Avec 148 cas répertoriés pour 100.000 habitants, la France se situe juste en-dessous du seuil épidémique, indique mercredi le réseau de surveillance Sentinelles Inserm-UPMC. Les régions les plus touchées sont le Sud-Est, le Centre, le Nord-Est et l'Ile-de-France.
Il est toutefois trop tôt pour connaître l'intensité de l'épidémie cette année. «Tout dépend du type de virus qui circule. Pour l'instant, la souche prédominante est le H3N2, bien contrôlée par le vaccin. Mais cela peut évoluer. Les prochaines semaines nous le dirons», explique au Figaro le Dr Thierry Blanchon, responsable adjoint du réseau Sentinelles. Une épidémie de grippe dure en général entre 9 et 10 semaines, avec un pic atteint vers la cinquième semaine.
Il n'est plus possible de bénéficier de la vaccination saisonnière remboursée par la Sécurité sociale depuis le 31 janvier. En outre, l'injection n'étant efficace qu'au bout de 15 jours, l'effet protecteur en serait aujourd'hui limité. Mais certains gestes quotidiens permettent de réduire les risques de contamination. Il est recommandé de se laver régulièrement les mains, à l'eau et au savon ou à défaut avec des solutions hydro-alcooliques, avant la préparation et la prise des repas, et après s'être mouché ou avoir toussé. Les personnes malades doivent utiliser des mouchoirs en papier et les jeter après chaque utilisation. Elles peuvent aussi porter un masque pour limiter la propagation du virus, même si cela «n'est pas encore rentré dans les mœurs», déplore le Dr Blanchon. Les températures basses ne doivent pas empêcher d'aérer quotidiennement les habitations. Les personnes les plus fragiles face à la grippe sont celles de plus de 65 ans, les malades porteurs d'une affection chronique respiratoire, cardiaque, métabolique ou d'un déficit immunitaire, les jeunes enfants, les femmes enceintes et les obèses.

1. Qu’est-ce que la grippe ?


La grippe est une maladie infectieuse respiratoire aiguë très contagieuse due à des virus du genre Influenza. Elle évolue par épidémies qui peuvent être mondiales lorsque le virus responsable infecte des personnes qui ne l’ont jamais rencontré auparavant. On parle alors de pandémie. La grippe saisonnière sévit entre les mois de novembre et d’avril dans l’Hémisphère Nord et d’avril à septembre dans l’Hémisphère Sud. Dans les pays tropicaux, le virus Influenza circule toute l’année.
Plusieurs millions de personnes sont touchées chaque année en France durant les épidémies hivernales qui durent en moyenne neuf semaines, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS).
La grippe a un impact socio-économique important non seulement lié aux coûts des soins, mais aussi à ceux des arrêts-maladie pour les entreprises. Il est impossible de prévoir l’importance des épidémies.

2.Quels risques ?


La grippe est réputée bénigne. Elle peut être grave, en particulier chez les personnes âgées, les jeunes enfants, les sujets atteints d’une maladie chronique comme l’asthme, le diabète et les maladies cardiaques, ou ayant des défenses immunitaires affaiblies (immunodéprimées). En période épidémique, elle est responsable d’un nombre important de décès dans ces populations à risque.
D’après l’Organisation mondiale de la santé(OMS), on recense chaque année environ trois à cinq millions de grippes graves et 250 000 à500 000 décès dans le monde. En France, plus de 90 % des décès concernent des sujets âgés de 65 ans et plus.

Quelles sont les particularités du virus grippal ?



Il existe trois types de virus Influenza : les virus A et B sont à l’origine de la « vraie » grippe alors que le type C est responsable d’infections proches d'un simple rhume et qui passent inaperçues. Ces virus se caractérisent par leur grande variabilité. Il s’agit de variations antigéniques, c’est-à-dire qui concernent les antigènes du virus (substances qui provoquent la production d’anticorps par l’organisme). C’est la raison pour laquelle les souches virales en cause dans les épidémies saisonnières varient souvent d’une année à l’autre.
Un nom particulier est donné aux virus grippaux. Cette nomenclature officielle tient compte de plusieurs éléments :
- le type de virus (A ou B) ;
- le lieu de son isolement initial, à savoir la ville (par exemple Puerto Rico ou Singapour) ou la région (par exemple Texas) ;
- l’année de cet isolement (les quatre chiffres ou les deux derniers) ;
- le sous-type qui comporte deux lettres issues du nom des protéines de l’enveloppe du virus (H pour hémagglutinine et A pour neuraminidase) assorties chacune d’un chiffre.
Le virus en cause dans la grippe aviaire de 2004 était un virus A(H5N1) et celui responsable de la pandémie de 2009 un nouveau virus A(H1N1) qui a été identifié pour la première fois au Mexique et aux Etats-Unis. C’était la première épidémie mondiale de grippe de ce siècle. La plus célèbre pandémie, la grippe espagnole qui a fait des ravages en 1918 et 1919, avait également été provoquée parun virus A(H1N1

4. Quel mode de contamination ?

 Le virus de la grippe se transmet par l'inhalation de gouttelettes de salive, de postillons ou d'éternuements émise par une personne infectée. La plupart des malades initialement en bonne santé sont contagieux à partir du jour précédant l’apparition des symptômes et le restent jusqu’à cinq à sept jours après. Certaines personnes, en particulier les enfants et les sujets immunodéprimés, peuvent contaminer leur entourage au-delà car ils excrètent le virus pendant plus longtemps. Plus rarement, la contamination se fait par contact direct avec des objets qui ont été touchés par un malade. Ce mode de contamination explique la facilité avec laquelle les personnes s’infectent dans des lieux où règne la promiscuité par exemple dans les transports en commun. Enfin, l’homme peut aussi contracter la grippe par contact avec des déjections d’animaux infectés comme c’est le cas pour la grippe aviaire pour laquelle les oiseaux constituent la source de contamination.

5. Quelle surveillance pour la grippe ?

En France, la surveillance de la grippe en ville est réalisée par deux réseaux de médecins : les Groupes régionaux d’observation de la grippe (Grog) et le réseau Sentinelles animé par l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) qui, depuis 2009, mettent en commun leurs données. Les grippes qui nécessitent des consultations dans des services d’urgences hospitaliers sont surveillées par le réseau Oscour®(Organisation de la surveillance coordonnées des urgences). Quand une alerte a lieu sur un type particulier de grippe, comme la grippe aviaire (A)H5N1 et la grippe A(H1N1) de 2009, un dispositif de surveillance spécifique est mis en place.
La grippe est également sous surveillance mondiale depuis les années 1950 grâce à laquelle l'Organisation mondiale de la santé(OMS) peut prédire le type de souches virales qui pourraient être en cause lors de la saison suivante. La sélection de ces souches, qui seront intégrées au vaccin, se fait au mois de février pour l’Hémisphère Nord et de septembre pour l’Hémisphère Sud.

6. Qu’est-ce qui se passe ?

Après avoir pénétré dans l’organisme, le virus se multiplie dans la muqueuse de l’appareil respiratoire où il entraîne des lésions surtout au niveau des poumons et provoque une réaction inflammatoire. 

7. Quels symptômes ?

La période entre la contamination et l’apparition des premiers signes de la grippe (incubation) est courte, de un à trois jours. Ces symptômes sont bien connus.
La maladie débute brutalement par une fièvre qui peut être élevée (40°C) accompagnée de frissons, de courbatures, de douleurs dans le dos (rachialgies) et d’une fatigue (asthénie). Le malade peut aussi avoir des céphalées, une toux sèche, un nez bouché. L’évolution de la fièvre est caractéristique : elle baisse vers le quatrième jour puis remonte entre le cinquième et le sixième jour : ce phénomène est décrit sous le nom de « V grippal ». En l’absence de complications, la grippe guérit rapidement, mais la convalescence est assez longue, de dix à quinze jours.
Il faut savoir que chez les jeunes enfants, la grippe peut être difficile à diagnostiquer car ses symptômes ne sont pas typiques. Chez les petits malades de moins de cinq ans, elle se manifeste plutôt par une somnolence et des troubles digestifs et peut donc être difficile à diagnostiquer.
Il peut exister des formes extra pulmonaires, digestives avec des douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhées ou neurologiques avec sous la forme d’une méningite.

8. Quelles différences entre les grippes A et B ?


Dans les pandémies, les virus Influenza sont de type A, le type B provoquant plutôt des épidémies localisées. Aucune des manifestations cliniques de la grippe ne permet de différencier les infections dues au virus Influenza A de celles provoquées par le type B. En revanche, quelques particularités peuvent être observées au cours des épidémies selon la virulence des souches virales, le nombre de cas et le type de personnes qui développent des complications.
Ainsi, contrairement à la classique grippe saisonnière, les formes sévères de grippe pandémique A(H1N1) de 2009 ayant nécessité une hospitalisation ont touché avec prédilection les adultes jeunes et en bonne santé.
Une augmentation du risque de formes graves a également été observée dans deux autres populations : les femmes enceintes (comme lors des trois pandémies précédentes) et les personnes obèses. Au cours de l’épidémie mondiale de 2009, le nombre de personnes infectées s’est révélé beaucoup moins important que prévu. Quant àla grippe aviaire, avec près de 60 % de décès, son taux de mortalité est nettement plus élevé que celui de la grippe saisonnière.
 Source: www.le figaro.fr /sante 08/02/2012


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