Mal de dos

Mal de dos: la posture souvent coupablehttps://encrypted-tbn1.google.com/images?q=tbn:ANd9GcSY0JXWKRj3CUz6qxNWwUNl6cHyIwqvQYfuPCU3XnwYpH6pIR8Loghttps://encrypted-tbn1.google.com/images?q=tbn:ANd9GcTAjOxozPmMceTK7IK6eq66izVW7IlV6D5BRRsvSvk7lKnUyS9Fyw

 

.L'imagerie dynamique du rachis numérisé - nom de cette technique désormais proposée à la clinique du Diaconat de Strasbourg - est déjà utilisée depuis une quinzaine d'années en Allemagne. Elle repose sur de simples clichés photographiques. Selon la durée de l'exposition, le résultat affiche la façon dont on se tient sans ou avec correction (semelles, lunettes, gouttière mandibulaire), ainsi que les mouvements que l'on adopte en station debout. Autant de données utiles à l'analyse posturale et qui intéressent avant tout les kinésithérapeutes.
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«L'examen clinique suffit le plus souvent au médecin pour poser son diagnostic et, pour preuve, il ne demande pas de scanner ou d'IRM pour un simple mal de dos aigu, confirme le Dr Jean-Yves Maigne, responsable de l'unité fonctionnelle de rééducation fonctionnelle de médecine de l'Hôtel-Dieu à Paris (auteur de Docteur, j'ai mal au dos aux Ed. Solar). Cependant, connaître plus précisément le centre de gravité peut être utile au kinésithérapeute pour affiner sa rééducation.» Et de fait, pour Michel Moreau, kinésithérapeute à Strasbourg, «ce nouvel appareil semble intéressant pour conseiller des corrections et ensuite apprécier leur impact sur la colonne, en vérifier les effets bénéfiques dans les mois qui suivent et, enfin, ajuster sa rééducation de la façon la plus fine possible».http://www.lefigaro.fr/medias/2012/02/05/bc1be382-5345-11e1-afe4-76f0092d4e50-600x524.jpg


Même si les maux de dos mécaniques bénins (dits «communs») sont les plus fréquents, une douleur du dos peut être secondaire à une autre affection. La règle est donc simple: «Il faut consulter d'office lorsqu'un mal de dos apparaît avant 20 ans ou après 60 ans, que la douleur est localisée plus particulièrement au niveau du rachis thoracique, que l'on présente des douleurs nocturnes si importantes qu'elles obligent à se lever la nuit, que la douleur ne régresse pas en dépit des antalgiques, que l'on a eu un cancer au cours des cinq dernières années et/ou que l'on est très fatigué ces temps-ci. C'est en effet ce que l'on appelle des “signaux rouges” et tout le monde devrait les connaître», insiste le Dr Jean-Yves Maigne.

Problème dégénératif

Avis partagé par le Pr Philippe Orcel (CHU rhumatologie, hôpital Lariboisière à Paris): «En l'absence de ces signaux, la probabilité pour qu'il s'agisse d'un banal mal de dos est très forte et c'est pourquoi il n'y a pas besoin de réaliser des examens complémentaires dans un premier temps. En effet, l'évolution de ces douleurs communes est favorable dans la majorité des cas. Prendre des antalgiques et des anti-inflammatoires, poursuivre ses activités quotidiennes (mais sans forcer) suffit bien souvent à résoudre le problème. Toutefois, si dans les quinze jours la douleur est toujours aussi gênante ou même avant si des signaux d'alerte sont retrouvés, il faut consulter. Le médecin demande alors une prise de sang (bilan inflammatoire) et une radiographie du segment du rachis douloureux.»
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Même à ce stade, il faut encore se garder de conclusions trop hâtives. Le plus gros risque serait de mettre toutes les petites anomalies perçues à la radiographie, sur le dos de la douleur. «Il n'y a pas de corrélation stricte entre la douleur ressentie et les signes radiologiques d'arthrose. Ainsi, quand le radiologue conclut à un simple problème dégénératif, il ne faut pas s'en inquiéter, bien au contraire. Car cela veut dire - même si ce n'est pas marqué de façon explicite - que l'on n'a pas retrouvé de cause secondaire plus grave pour expliquer le mal de dos et, après tout, c'est bien là l'essentiel», insiste le Dr Johann Beaudreuil, rhumatologue (hôpital Lariboisière à Paris).
De toute façon, si la douleur fait de la résistance (lombalgie persistante) en dépit du bilan rassurant, les médecins ont encore plusieurs cordes à leur arc: «Il est possible de faire deux à trois séances de manipulation vertébrale pour soulager un dysfonctionnement vertébral mineur, explique le Dr Dominique Kieffer, rhumatologue à Strasbourg. La kinésithérapie comprenant des exercices de mobilisation, de renforcement musculaire (au niveau de la ceinture abdominale et des muscles paravertébraux), ainsi que des étirements, est utile, à condition que le bénéficiaire comprenne bien qu'il doit ensuite se prendre en charge et continuer les exercices à raison de 5 à 10 minutes par jour.»
La perte des kilos superflus, le maintien d'une activité physique et l'apprentissage des postures à adopter pour améliorer le confort et l'efficacité du geste au cours des activités courantes sont aussi au programme. «Mais il faut que cela reste simple: si c'est inobservable au quotidien, au point de devenir anxiogène et culpabilisant, c'est contre-productif», conclut le Dr Beaudreuil.

Source: www.Le Figaro/Sante.fr

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