Amygdales

«Amygdales, végétations, faut-il opérer les enfants?»


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Le Pr Patrice Tran Ba Huy, membre de l'Académie nationale de médecine, vous répond.
Cette opération a longtemps été considérée comme l'acte chirurgical emblématique de l'oto-rhino-laryngologie et a, par ailleurs, largement contribué à sa réputation de discipline plutôt rudoyante: de fait, l'intervention conduite en série consistait, sur des enfants solidement immobilisés par une aide-soignante, discrètement endormis au masque de chlorure d'éthyle, à arracher les amygdales et à gratter les végétations. Les victimes ensanglantées et hurlantes s'accumulaient dans les salles dites «de repos», attendant la révision de leur gorge avant de pouvoir regagner le domicile familial.
La justification de ce type de sacrifice, un temps quasi rituel, reposait sur la notion que ces structures lymphoïdes gorgées de pus sous les assauts répétés des bactéries et virus ayant pénétré par la bouche ou le nez constituaient une source d'ensemencement permanent des voies respiratoires et un obstacle au libre passage de l'air. Dans l'esprit de l'époque, leur exérèse constituait le viatique obligé vers un avenir meilleur.

Une pratique de plus en plus rare

Plusieurs facteurs ont contribué à raréfier sa pratique: d'abord le risque d'accidents postopératoires essentiellement hémorragiques ainsi que celui, largement médiatisé quoique rarissime, de décès ; ensuite, l'absence désormais avérée d'efficacité de l'adénoïdectomie sur la survenue d'otites ou de rhino-bronchites ; enfin, les nouvelles réglementations concernant la pratique de la chirurgie pédiatrique jointes -détail trivial quoique non négligeable- à une cotation peu alléchante ayant eu pour effet de réorienter vers les services hospitaliers déjà surchargés une intervention qui faisait les beaux jours des tableaux opératoires des cliniques privées.
Par ailleurs, de nombreuses études cliniques et fondamentales ont permis de mieux cerner la fonction immunitaire des amygdales et végétations. Placées aux avant-postes de défense, elles étaient censées protéger l'organisme de l'enfant contre les invasions bactériennes ou virales. En réalité, ce rôle apparaît bien mineur. À titre d'illustration, si une feuille A4 représentait l'ensemble du système immunitaire, les amygdales n'y occuperaient qu'une surface d'1 cm2: c'est dire qu'une amygdalectomie et/ou une adénoïdectomie ne sauraient provoquer non plus que guérir un problème immunitaire. Que reste-t-il donc alors des indications de ces interventions chez l'enfant? L'ablation des végétations n'est aujourd'hui réalisée qu'avec parcimonie et le plus souvent en complément de la pose d'aérateurs transtympaniques pour otite séreuse traînante ou en cas d'hypertrophie documentée.

Rassurer les parents

L'amygdalectomie, pour sa part, reconnaît deux indications principales. D'abord l'hypertrophie obstructive des amygdales, lorsqu'elle provoque chez l'enfant une respiration bouche ouverte en permanence pouvant à terme retentir sur la croissance de la face ou surtout lorsqu'elle en vient à bloquer la respiration la nuit: l'enfant doit se réveiller pour prendre son souffle, manque d'oxygène, est fatigué le jour, grandit mais ne grossit plus. L'intervention transformera l'enfant. En cas d'hésitation, l'enregistrement vidéo du sommeil de l'enfant par les parents peut être d'une grande utilité pour la prise de décision.
La seconde indication est représentée par les angines récidivantes à la condition qu'il s'agisse non pas de pharyngites -inflammation diffuse de la gorge- mais bien d'angines ou plus précisément d'amygdalites dûment attestées par un médecin.
L'amygdalectomie garde donc des indications. Reste à rassurer les parents quant aux modalités techniques de son exécution. Elle est aujourd'hui pratiquée sous anesthésie générale avec intubation pour protéger les voies aériennes, exérèse soigneuse et contrôlée, passage en salle de réveil et traitement de la douleur. Ces principes de sécurité ne doivent pas faire oublier qu'il y a toujours un risque de saignement en particulier entre le 6e et le 15e jour, lors de la chute des «croûtes», éventuels saignements qui nécessitent une consultation en urgence.
Si le soir de l'intervention l'enfant est en bonne forme locale et générale, que les parents demeurent à proximité d'une structure d'hospitalisation, qu'ils ont le téléphone, cette amygdalectomie peut être réalisée en ambulatoire, ce qui est le cas pour plus de la moitié des amygdalectomies réalisées aujourd'hui. De cet épisode chirurgical, les enfants ne gardent en règle aucun souvenir pénible. Ainsi n'y a-t-il plus à craindre chez eux les «complexes caractériels ultérieurs» que décrivaient nos maîtres en ORL pédiatrique.

1. Qu’est-ce que c’est les amygdales  ?

es amygdales, ou tonsilles palatines, sont des formations lymphoïdes au nombre de deux, qui se situent sous la muqueuse du pharynx.
Les amygdales, ou tonsilles palatines, sont des formations lymphoïdes au nombre de deux, qui se situent sous la muqueuse du pharynx. Elles ont la forme d’un petit œuf de 2 cm aplati. Leur surface est creusée de cryptes de petite taille. Elles ont pour fonction de protéger l’arbre aérien des microbes grâce aux lymphocytes (globules blancs) présents en leur sein. 

2. Quelles sont les principales maladies des amygdales ?


Au sein des cryptes amygdaliennes, des bactéries ou des virus peuvent se développer. On parle d’angines qui ne nécessitent un traitement antibiotique que lorsqu’elles sont bactériennes. La réalisation d’un test au laboratoire ou au cabinet du médecin permet de connaître le type d’infection en cause.
Parfois, lorsqu’une angine bactérienne n’est pas traitée, elle peut entraîner un abcès local : un phlegmon amygdalien qui requiert un traitement antibiotique par voie veineuse, voire

L’hypertrophie bilatérale des amygdales palatines

Résumé
L’hypertrophie bilatérale des amygdales palatines peut être aiguë ou chronique. L’hypertrophie chronique des amygdales palatines est de plus en plus fréquente et touche habituellement des enfants demoins de cinq ans qui ne font pas par ailleurs beaucoup d’angines. L’étiopathogénie de l’hypertrophie amygdalienne n’est pas claire. Les deux hypothèses les plus en vogue actuellement sont l’effet délétère de la pollution et un état inflammatoire des voies aériennes supérieures. En cas de retentissement sur la ventilation, en particulier lors du sommeil, le traitement dans les formes aiguës est la corticothérapie et dans les formes chroniques l’amygdalectomie. À noter que cette intervention n’a aucune conséquence immu-noallergique, même chez les très jeunes enfants.

Les amygdales palatines sont des organes lymphoïdes localisés au niveau du pharynx. Elles font partie de l’anneau de Waldeyer qui comprend aussi les végétations adénoïdes et l’amygdale linguale. Très petites à la naissance, elles augmentent progressivement de volume dans l’enfance, et involuent à l’adolescence, mais, à la différence des végétations adénoïdes, sans disparaître complètement.


Amygdales hypertrophiées.

Le diagnostic d’amygdales hypertrophiées se fait très simplement à l’inspection et ne justifie aucune imagerie. Pour parler d’hypertrophie amygdalienne, il faut examiner le pharynx sans déclencher de réflexe nauséeux, en effet celui-ci fait pivoter les amygdales sur elles-mêmes ce qui les rapproche artificiellement de la ligne médiane. Ce n’est pas le volume apparent des amygdales qui compte car celui-ci est trompeur : une amygdale pédiculée (avec un pilier antérieur de l’amygdale court) paraît plus volumineuse qu’une amygdale de même volume enchatonnée (avec un pilier amygdalien plus recouvrant) (Fig. 1). Ce qui importe c’est l’espace laissé libre entre les deux amygdales. Les amygdales ne sont dites hypertrophiques que si cet espace est inférieur à 1 cm (Fig. 2 et 3). Nous n’aborderons pas le problème de l’hypertrophie unilatérale d’une amygdale palatine, qui faisant craindre un lymphome, impose l’amygdalectomie pour diagnostic anatomopathologique.
Retentissement de l’hypertrophie amygdalienne

Celui-ci est retrouvé à l’interrogatoire et à l’examen clinique.
Des céphalées matinales, une somnolence ou à l’inverse une agitation, des difficultés de concentration à l’école peuvent être dues à une hypertrophie chronique des amygdales.
Certains enfants n’arrivent pas (ou plus) à manger de morceaux, l’alimentation est lente, l’enfant très vite rassasié. Il faut vérifier avec le carnet de santé s’il n’y a pas eu une cassure de la courbe de poids, voire même une cassure de la courbe staturale (Fig. 4) [3,4]. Mais ces signes sont peu spécifiques et la relation de cause à effet ne pourra être affirmée que si les symptômes disparaissent après amygdalectomie. Les signes nocturnes sont plus intéressants à rechercher : sueurs nocturnes, bavage laissant des traces sur l’oreiller, troubles du sommeil avec un sommeil agité, voire des réveils fréquents, une énurésie (à apprécier en fonction de l’âge), un ronflement très sonore (audible porte fermée) avec des arrêts de quelques secondes, suivis d’une reprise bruyante de la respiration [5,6]. Il faut essayer de faire préciser la fréquence et la durée de ces pauses/apnées du sommeil. Certains parents apportent un enregistrement audio, voire vidéo qui est très précieux car démonstratif. La dyspnée due à l’hypertrophie des amygdales est une dyspnée inspiratoire avec tirage sous-maxillaire (alors qu’en cas de laryngite aiguë, il y a un tirage sus sternal, mais pas de tirage sous-maxillaire).
À l’examen, l’enfant a la bouche un peu entrouverte en permanence.
Les explorations complémentaires ne sont pas systématiques. Néanmoins, en cas de doute clinique, de problème neurologique associé, un enregistrement de la saturation cutanée en oxygène (beaucoup plus facile à obtenir que la polysomnographie et bien souvent suffisante) peut être demandée. Elle montrera des épisodes de désaturations répétés au cours de la nuit.

Causes de l’hypertrophie amygdalienne

L’hypertrophie amygdalienne aiguë est toujours contemporaine d’une angine. Cette augmentation de volume est habituellement limitée et asymptomatique, mais elle peut être extrêmement importante au cours de certaines angines, et plus particulièrement des mononucléoses infectieuses. Cette hypothèse diagnostique est suspectée sur le contexte et l’examen clinique (volumineuses adénopathies cervicales, splénomégalie, asthénie intense). Elle peut être confirmée par des examens complémentaires (NFS et MNI test chez les grands enfants, sérologie chez les plus petits où le MNI-test peut être pris en défaut). Ces angines ne sont pas seulement dysphagiantes, mais aussi dyspnéisantes.
En revanche, les causes de l’hypertrophie chronique des amygdales palatines ne sont pas encore élucidées. Il s’agit d’une pathologie assez récente, puisque les publications sur le sujet ont commencé dans les années 1970. Les auteurs ont rapidement remarqué que l’hypertrophie amygdalienne ne touche pratiquement que des enfants de moins de cinq ans, habituellement bien portants par ailleurs et faisant peu ou pas d’angines. Diverses hypothèses ont été évoquées, puis rejetées. C’est ainsi que la cause n’est pas microbienne : la charge bactérienne et le type de bactéries retrouvées en surface et dans le centre des amygdales est la même que les amygdales aient été retirées pour angines récidivantes ou pour hypertrophie amygdalienne symptomatique [8].La résistance aux antibiotiques des germes mise en évidence est aussi la même. L’allergie a été innocentée : l’allergie respiratoire ne prédispose pas à l’hypertrophie amygdalienne chronique [9]. Les enfants qui ont une hypertrophie amygdalienne n’ont pas de déficit immunitaire particulier. Les deux hypothèses actuelles sont la pollution et l’inflammation locale [10]. L’hypertrophie amygdalienne existe par-tout dans le monde, dans tous les pays, sous tous les climats.
C’est un phénomène récent et de plus en plus fréquent, or la pollution est de plus en plus importante. Par ailleurs, certains auteurs ont pu reproduire l’hypertrophie amygdalienne sur un modèle animal en faisant respirer à ces animaux de l’air (franchement) pollué. En ce qui concerne le rôle de l’inflammation dans l’hypertrophie amygdalienne, elle a été suspectée sur des études anatomiques et de dosage de médiateurs de l’inflammation, plus élevés en cas d’hypertrophie qu’en cas d’angines récidivantes. Récemment certains auteurs ont obtenu une diminution significative et durable du volume amygdalien, chez certains enfants, avec un antileucotriène administré pendant 12 semaines de suite.
volution spontanée de l’hypertrophie amygdalienne

Les formes aiguës régressent avec la guérison de l’angine causale.
Dans les formes chroniques, en l’absence de traitement chirurgical, l’amélioration spontanée de la symptomatologie est possible, grâce à la croissance orofaciale, et/ou à la diminution spontanée de taille des amygdales, mais dans des délais difficiles à préciser. En attendant, il y a, d’une part, une hypooxygénation cérébrale chronique avec, entre autres, des conséquences sur le plan cognitif, et, d’autre part, une surcharge de travail du cœur droit avec une hypertrophie ventriculaire droite d’abord réversible, mais qui peut devenir irréversible. C’est pour éviter ces complications qu’un traitement est proposé dans les formes symptomatiques d’hypertrophie amygdalienne chronique.

Traitement de l’hypertrophie amygdalienne

Les formes aiguës réagissent bien aux corticoïdes (attention il est interdit de donner des corticoïdes en cas d’hypertrophie unilatérale, tant qu’on n’a pas éliminé une néoplasie).
Dans les formes chroniques, les corticoïdes ne permettant pas d’obtenir une réduction durable du volume amygdalien, le seul traitement actuellement proposé est l’amygdalectomie. À signaler que certains auteurs obtiennent des résultats intéressants avec une prescription orale d’anti-leucotriène pour les hypertrophies avec un index d’apnée—hypopnée entre 1 et 5 par heure [11]. Ces résultats demandent à être validés sur de plus grandes séries. Ce traitement médicamenteux est insuffisant lorsque l’index d’apnée—hypopnée est supérieur à 5 par heure. L’amygdalectomie résout les problèmes dans 75 à 85 % des cas. Les échecs sont dus à des facteurs associés qu’il faut analyser et traiter par ailleurs (rhinite allergique, hypotonie du carrefour pharyngolaryngé...).
L’amygdalectomie peut tout à fait être pratiquée chez des enfants de moins de cinq ans. Contrairement à ce que l’on aurait pu craindre, une telle intervention sur des enfants aussi jeunes ne compromet pas leur immunité . Ce n’est pas non plus un facteur de risque d’allergie future.
En conclusion, la physiopathologie des hypertrophies amygdaliennes reste mal connue. Un faisceau d’arguments suggère que des proliférations lymphocytaires mal contrôlées en réponse à des antigènes jouent un rôle. Le traitement est médicamenteux dans les formes aiguës, et chirurgicales (au moins pour le moment) dans les formes chroniques.
 
Source:thealzheimersdoc.com/?tag=amygdales

1 commentaire:

  1. Je suis assez audacieux parmi beaucoup d'autres pour affirmer qu'il existe maintenant un remède efficace à cette maladie, mais beaucoup n'en sont pas conscients. J'ai découvert que j'étais infecté par le virus il y a 3 mois, après un examen médical. Mon médecin m'a dit et j'ai été choqué, confus et senti comme si mon monde s'était effondré. Je mourais lentement à cause de l'annonce de mon médecin, mais il m'a assuré que je pourrais quitter une vie normale si je prenais mes médicaments (car il n'y avait pas de remède médical contre l'herpès). Je suis allé des églises aux églises, mais j'ai vite constaté que mon cas avait besoin d'une attention urgente car je devenais maigre à cause de la peur de mourir de sitôt. Dans le but de trouver une solution durable à ma situation, j'ai cherché des solutions dans le monde des plantes. Je suis allé en ligne et j'ai cherché tous les tradomusiciens puissants que je pouvais sévir, car j'ai entendu dire que les herbes africaines avaient un remède contre le syndrome d'herpès. C'est après un peu de temps à la recherche sur le web que je suis tombé sur un Dr Itua (un puissant médecin africain à base de plantes), qui a offert de m'aider à un prix monétaire. Je devais me conformer car c'était mon dernier arrêt de bus pour recevoir une guérison parfaite. Ma dernière résolution était de prendre ma vie tout seul, si ce plan échouait. Finalement, cela a bien fonctionné. Il m'a donné quelques étapes à suivre et j'ai méticuleusement exécuté toutes ses instructions. Le mois dernier, pour être précis, je suis retourné à l'hôpital pour effectuer un autre test et à ma grande surprise, les résultats ont montré que négatif, Dr Itua peut guérir la maladie suivante ... Cancer, VIH, herpès, hépatite B, hépatite inflammatoire, Diabetis, Fribroid, Get Your Ex Retour, Vous pouvez vous libérer de ce virus de l'herpès en consultant ce grand médecin à base de plantes africaines via cet e-mail: drituaherbalcenter@gmail.com ou appelez et whatsapp lui sur +2348149277967 Il vous aidera et son herbe le médicament est sûr. il a le remède contre toutes les maladies. Vous pouvez me parler sur INSTAGRAM..tashamoore219 ....

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